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Amazon traduit plus de livres vers l'Anglais que n'importe qui

Amazon est désormais le plus grand éditeur de romans traduits en anglais au monde. En 2014, sa filiale AmazonCrossing a publié 75 traductions.

"In 2014, AmazonCrossing surpassed all other US imprints and publishers in putting out translated fiction, and last year it published 75 translated books, 50 more than the next biggest publisher, Dalkey Archive. Galen Maynard, its associate publisher, says AmazonCrossing aims to publish between 60 and 100 titles annually over the next few years." A chart shows how Amazon (AMZN) is making a major grab for fiction translations into English — Quartz

C'est peu de choses, mais c'est énorme quand on pense que les anglophones ne traduisent pas.

En 2008, l'année des statistiques plus ou moins complètes les plus récentes de l'Index translatorium de l'UNESCO, les Américains avaient publié moins de traductions que la Slovénie, le Danemark, l'Estonie, la Grèce, la Croatie, la Finlande, la Suède, la Serbie, la Pologne, la Hongrie, le Japon, la République tchèque, la France, l'Espagne et l'Allemagne.

En France, un livre sur six est une traduction. Dans le roman, c'est un sur trois.

Amazon n'a pas la réputation d'être le plus polyglotte des géants d'internet. La stratégie de la compagnie de Jeff Bezos est beaucoup plus Amérique-centrique que celle de Google ou Apple. Contrairement à Siri qui comprend une douzaine de langues, Alexa, l'assistante digitale d'Amazon, ne parle qu'anglais et allemand.

Cet anglocentrisme a peut-être du bon. Pendant que ses concurrents exportent la technologie et la culture anglo-saxonne dans le monde, Amazon fait entrer un peu de monde dans l'anglais.

C'était pas ça la promesse de l'anglais global?